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Nouvelle lune en Bélier, le 17 avril 2026. Libération de nouvelles facettes de notre identité par le contact avec nos blessures.

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Nouvelle Lune en Bélier. Cette seconde quinzaine d'avril s'annonce ardente, car le début d'un nouveau cycle de Saturne et Neptune en Bélier réunit six planètes dans ce signe. Mars est en Bélier depuis le 9 et Mercure y entrera le 15. Mars et Mercure activeront leur conjonction avec Saturne et Neptune, et au moment de la nouvelle lune, au début du Bélier, Mars et Mercure seront en conjonction, positionnés entre Saturne et Neptune. Plus tard en Bélier, à 27°28', le Soleil et la Lune seront en conjonction avec Chiron. De nouvelles étapes s'amorcent, clôturant notre relation avec l'énergie du Bélier et en ouvrant une nouvelle. C'est un début plein d'énergie, car Mars est également en sextile exact avec Pluton, mais c'est aussi une période de contact intime avec la douleur et la vulnérabilité dues à la présence de Chiron, et bien sûr, de guérison. Cependant, nous verrons que ce processus de guérison s'apparente davantage à un processus d'abandon, d'acceptation de la réalité. Rappelons-nous que dans la mythologie, Chiron représente l'archétype du guérisseur blessé, un centaure (mi-homme, mi-cheval) souffrant d'une blessure à la jambe et sans espoir de guérison malgré toute sa sagesse et son savoir. Immortel, il était condamné à souffrir. La légende raconte qu'il prit la place de Prométhée, condamné à voir son foie, qui se régénérait chaque jour, enchaîné à un rocher, dévoré par un aigle. Chiron échangea son immortalité contre la mort. Symboliquement, cela représente un acte d'acceptation de notre mortalité. Étymologiquement, l'abandon signifie rendre ; c'est un acte de reconnaissance. Car au final, nous savons que ce qui unit tout, c'est l'amour, et nous parlons donc de cet acte d'amour envers nos blessures. L'abandon n'est pas vivre avec la douleur, ce n'est pas abandonner, mais se libérer des conditionnements et des attentes. Dans la première partie du récit, Chiron n'accepte pas cette douleur ; il cherche à la guérir au lieu de la vivre. Et par là, je ne veux pas dire que nous ne devrions rien faire pour essayer de guérir ou d'atténuer la douleur, mais plutôt que je fais référence au point de vue, à la position à partir de laquelle nous agissons. Car s'il n'y a pas cette acceptation, nous l'abordons dans un esprit de lutte, avec le désir qu'il en soit autrement. Et il ne s'agit pas de dire qu'il ne devrait pas y avoir de confrontation, mais plutôt que la lutte implique un effort, tandis que la confrontation implique d'affronter la situation de front et d'équilibrer les forces. Et cette responsabilité d'affronter la Affronter la situation de front, c'est précisément ce que Saturne nous demande. Chiron est un centaure qui sert de pont entre Saturne et les énergies transpersonnelles. Astrologiquement, il est représenté par le symbole d'une clé, comme s'il était la clé permettant de passer de la vision du monde visible à celle de Saturne et d'accéder au monde invisible (les planètes transpersonnelles ne sont visibles qu'à l'aide de la technologie). Il nous parle donc de transcendance, de l'ouverture de nouvelles perspectives qui dissimulent les limites de cette réalité supposée. Souvent, c'est à travers des épreuves douloureuses, à travers des blessures, que nous grandissons, tout comme nous apprenons de nos erreurs. Chiron représente la dualité : le mortel face à l'immortel, les humains face aux dieux, l'animal face au social, l'humain face à l'idéal. Mais surtout, il nous dit que vivre implique de traverser la douleur. Car s'incarner signifie prendre possession d'un corps, s'y attacher, et la perte de cet attachement implique douleur, deuil. En effet, douleur et deuil partagent la même racine étymologique. Et nous savons que dans la vie, nous traversons de nombreux processus de deuil, au sens propre comme au sens figuré, lors de nos phases de transition et de transformation. À chaque fois que nous avançons, nous savons qu'une partie du passé est définitivement révolue. Et il est intéressant de noter que le mot ’ duel » désigne aussi une confrontation entre deux personnes, un combat. C'est là que réside la différence avec l'énergie du Bélier : une énergie qui nous permet d'activer, d'initier, de propulser, d'agir, de prendre des décisions, par opposition à une énergie qui nous enchaîne à la lutte, comme nous l'avons mentionné précédemment. Souvent, nous refusons de souffrir et nous combattons la douleur, même inconsciemment, au lieu d'investir cette énergie pour la surmonter. Nous agissons alors sous l'emprise de la douleur, ou nous la nions, et elle ne disparaît jamais. Car l'accepter implique d'accepter nos limites (Chiron est le fils de Saturne), notre vulnérabilité, notre mortalité.

Et comme nous avons tellement d'énergie Bélier, Uranus s'apprête à entrer en Gémeaux (À la fin du mois), avec Mercure, sa planète maîtresse, également en Bélier, le thème des jumeaux, auquel l'énergie des Gémeaux est associée – dualité, fratrie – nous conduit, grâce à cette énergie arienne, au personnage d'Hercule et de son frère Iphiclès. Cette dualité, entre frères jumeaux, entre un homme né d'un dieu, immortel (son père, Zeus), et présentant toutes les caractéristiques d'un héros, et son frère Iphiclès, né d'un mortel, qui révèle son humanité, ses peurs selon les mythes, mais qui participe aussi à de nombreux travaux d'Hercule, bien que dans un rôle presque invisible, dans l'ombre. Il fait néanmoins partie de l'histoire, et les Gémeaux comme Mercure nous montrent précisément les deux facettes d'une même chose, la fréquence à laquelle les frères et sœurs se complètent, ou toute relation, car nous apprenons à connaître les relations à travers nos frères et sœurs, nos cousins, nos amis… et cet appel à l'union, à servir de messager, à communiquer, à construire un pont, est porté par Mercure. Portons-nous en nous un Hercule et son frère ? Comment établir le lien entre ces deux aspects, comment instaurer le dialogue ? Le chemin qui s'ouvre sous l'influence du Bélier est celui de l'âme courageuse qui affronte de nouveaux défis, à l'instar d'Hercule, mais il recèle aussi un autre aspect, celui des blessures et de la vulnérabilité. Un dialogue est-il possible entre ces deux facettes ? Cette nouvelle lune est liée aux dernières étapes du passage d'Uranus en Taureau et à son entrée en Gémeaux, car cet Uranus achève notre détachement du monde matériel qui nous maintient dans la stagnation. Il révélera, libérera, reconnaîtra et unira de multiples voix, de multiples personnalités, de multiples facettes, non seulement dans notre rapport au monde extérieur, mais aussi en nous-mêmes, au niveau de la psyché et des rôles que nous jouons dans nos vies. Il insufflera le mouvement nécessaire à ce feu et à cette transition de l'humanité de la matrice de l'eau à celle du feu, du bassin à la cage thoracique et au cœur, ce qui implique un cheminement pour nourrir notre feu intérieur au sein de la relation.

Cette nouvelle lune est un appel à cesser de lutter, à accueillir cette voix intérieure, cette version plus vulnérable et blessée de nous-mêmes, et à lui accorder la reconnaissance qu'elle mérite. Nous devons agir en ayant conscience de ces blessures et de ces limites, qui ne nous empêchent pas d'agir, mais nous offrent plutôt un cadre pour œuvrer. Et cette limite, à son tour, nous ouvre à notre potentiel, à notre flamme intérieure. Non pas à nos désirs, mais à notre potentiel… Car l'énergie du Bélier nous parle de la graine, et cette graine produit ce qui est. C'est comme si nous étions guidés vers elle. Et bien sûr, ce sentiment peut être de pression, de frustration et de limitation, mais il nous permet aussi de libérer précisément une énergie nouvelle. C'est ce que nous révèle ce sextile entre Mars et Pluton, Mars étant la planète maîtresse de cette nouvelle lune. Il s'agit du premier sextile depuis la conjonction de Mars et Pluton qui s'est produite à 3°34' Verseau le 27 janvier 2026, conjointement au Soleil et en trigone avec l'une de ses planètes maîtresses, Uranus, en Taureau. À cette époque, Saturne était encore en Poissons. La conjonction de Mars et Pluton représente une formidable énergie de transformation. Le fait que cette conjonction se soit produite alors que les maîtres du Verseau étaient en signe d'eau et de terre symbolise précisément ce processus de libération de ce qui nous maintient dans la stagnation, tant matérielle qu'émotionnelle, afin de générer une vie nouvelle. En effet, le Taureau incarne l'énergie de l'incarnation et de la joie de vivre, avec la conscience de ce processus constant de transformation, de mort et de ces luttes, notamment avec le Scorpion comme élément clé. Ainsi, nous avons, d'une part, cette explosion d'énergies masculines (Bélier), tandis que Vénus, en tant qu'énergie féminine, accompagnera Uranus dans son passage final en Taureau et son entrée en Gémeaux, participant à la libération de ce feu, de ce potentiel, de cette graine. Il s'agit donc de savoir comment nous gérons ces deux énergies (féminine et masculine) dans nos vies. L'accent est mis ici sur le domaine de notre vie où se manifeste l'énergie du Bélier, mais aussi celle de Mars, là où nous activons cette énergie. Il s'agit aussi de la position de Chiron natal et en transit dans notre thème astral. La présence de Chiron aux côtés du Soleil et de la Lune, achevant son transit en Bélier cette année et l'année prochaine, marque l'aboutissement du travail de guérison de nos blessures : blessures d'affirmation de soi, blessures identitaires, blessures physiques, blessures de notre feu intérieur, nos luttes, nos combats. Une nouvelle responsabilité émerge à cet égard. Tant d'énergie est libérée. Comment allons-nous l'utiliser ? Elle pourrait engendrer beaucoup de violence, d'agressivité, de conflits, mais ce sextile entre Mars et Pluton, ainsi que Saturne, canalise cette énergie, la concentrant là où nous devons la diriger. Le Soleil éclaire cette blessure ; c'est un processus de prise de conscience que nous développerons grâce à cette connexion corporelle et émotionnelle, à la sensation à laquelle la Lune nous ouvre. L'agressivité de l'énergie du Bélier ou de Mars n'est pas seulement dirigée vers l'extérieur, mais aussi contre nous-mêmes à travers des blessures, des accidents, des inflammations, et même des dépressions. L'intensité qui se déploie en nous ou autour de nous est une réflexion sur notre rapport à nos forces, qu'elles soient excessives ou insuffisantes, et sur ce besoin de constance. Reconnaître la douleur, la vulnérabilité et les blessures nous permet de cesser de foncer tête baissée et de construire stratégiquement, en tenant compte de nos limites. Mercure, membre de ce stellium avec Saturne et Mars, et cette combinaison évoquent des actions préméditées, révélant un processus analytique et méticuleux qui intègre les règles et le cadre du jeu. Cependant, ce chemin se déploie dans l'ombre, obscurci par la présence de Neptune. Nous suivons un fil invisible, défini par les limites que nous rencontrons, qui guident notre parcours.

Cette nouvelle lune nous parle de positionnement, mais aussi de douleur, de guérison des blessures, et de cette énergie ardente, d'agressivité, de colère. Mars achève son cycle avec Uranus, commencé en Taureau, et durant la première quinzaine d'avril, elle a formé son sextile final, ouvrant ainsi la voie à son nouveau cycle avec Pluton en Verseau, comme nous l'avons évoqué précédemment. Il y a donc quelque chose de lié à la sécurité, la stabilité, la résilience, le corps, les valeurs, les finances, le lien à la terre et la vie elle-même qui touche à sa fin. Ce fut un long processus en Taureau qui a secoué, surtout, les personnes aux énergies plus fixes (Taureau, Lion, Scorpion, Verseau), et à la fin de ce cycle, nous assistons à son aboutissement. Cette nouvelle lune sème les graines de ce qui est à venir, de ce mouvement qui est sur le point d'arriver. Mais comme toute naissance, elle est conçue dans la douleur, ou l'on pourrait aussi dire, dans le deuil. Puisque Chiron représente à la fois la blessure et l'antidote, nous parlons de douleur et de guérison, mais nous oublions que guérir ne signifie pas faire disparaître les blessures, mais plutôt avoir le courage, ici en Bélier, de les reconnaître et de les intégrer. La blessure devient alors un outil, nous révélant quelque chose. C'est ce que cette nouvelle lune sème : une nouvelle conscience de nos blessures, qui sont souvent précisément ce qui nous amène à développer un don, nous libérant de ce que nous considérions auparavant comme une limitation et nous permettant de voir, au contraire, la graine qui a germé.

Pour conclure, puisque nous parlons de ces énergies, évoquons la présence de la planète naine Éris aux côtés de Chiron. Éris est très semblable à Pluton en ce qu'elle représente l'ombre. Dans la mythologie, elle est connue comme la planète de la discorde. Cette combinaison d'Éris et de Chiron met en lumière la discorde, le conflit engendré par ces blessures, la colère qu'elles suscitent, car Chiron nous parle d'une blessure injuste, mais aussi d'une blessure qui révèle des aspects d'ombre. De cette disharmonie, de ce désaccord, émergent ces aspects d'ombre car ils sont activés, et en prendre conscience nous permet de les aborder. L'éveil est une activation, et cette entrée d'Uranus en Gémeaux et de Pluton en Verseau vise précisément à bouleverser nos schémas de pensée et à révolutionner nos systèmes de croyances, nos relations… et ainsi forger une nouvelle identité, un nouveau récit, un nouveau départ. Et nous découvrons cela grâce à notre vulnérabilité.

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