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L’entrée du soleil en Verseau, le 19 janvier 2024. « Poussière tu es et poussière tu retourneras »

sol en acuario

Soleil dans l'aquarium. Le 19 janvier, le soleil fait son entrée dans le signe du Verseau. On a beaucoup parlé de cette énergie depuis que Pluton a fait sa dernière entrée l'année dernière. Le soleil entre en Verseau, illumine et fait prendre conscience de cette énergie chaque année mais désormais à chaque entrée il rencontrera Pluton et c'est nouveau puisque Pluton vient de passer environ 20 ans en Capricorne. Ainsi commence un profond renouveau et une transformation de la société. D’une énergie Capricorne plus centrée sur la société, ses normes, son pouvoir socio-politique à une énergie Verseau idéaliste et créative où les forces sociales, collectives et de groupe s’intensifient.

L'énergie du Verseau est une énergie aérienne, mentale, relationnelle, de vision, d'avenir, de liberté, d'avant-garde, de progrès, de technologie, d'idéalisme, de groupes, de mouvements collectifs. Quand on parle de cette énergie on parle d'éveil collectif car le Verseau nous invite à transcender la vision que nous avons de notre réalité, il nous offre la vision de ce que pourrait être une nouvelle réalité. Son ombre n'est évidemment qu'idéalisante... il a encore besoin de la structure du Capricorne pour donner forme, structure et réalité à ces visions. C'est aussi une énergie fixe qui nous invite à consolider ce que nous avons entrepris lors de ce dernier solstice d'hiver.

Cette entrée du soleil en Verseau active le triangle des planètes transpersonnelles. Le Soleil forme une conjonction avec Pluton, un trigone avec Uranus et un sextile avec Neptune. Uranus, le dirigeant moderne du Verseau, continue en Taureau, montrant le pouvoir de la nature au-delà de toutes les structures construites (Capricorne), de l'homme et de la civilisation. L'énergie du Verseau nous met en contact avec quelque chose qui nous dépasse. On l’assimile à ces théories, projets, choses qui à l’époque étaient considérées comme « folles » parce qu’on ne pouvait pas comprendre à cette époque, le contexte dans lequel ils étaient présentés. Cette idée de folie créatrice, c'est le Verseau, « penser l'impensable, cette touche de génie, d'avant-garde, de nouveauté ». C’est cette connexion avec le mental supérieur, avec la connaissance, qui permet de « verser les eaux » (sa symbologie), c’est-à-dire de sensibiliser chacun et d’exprimer sa créativité à partir de cette vision collective qui cherche à améliorer le monde. Le perfectionnisme est l'ombre de cette énergie, oubliant précisément l'imperfection de l'humanité, vivant dans un idéal qui n'est que dans l'esprit, dans la tête car déconnecté du cœur du Lion. Se déconnecter ou se détacher n’est pas le même chemin. Le détachement est nécessaire pour développer notre individualité, la déconnexion implique une déconnexion avec nous-mêmes ou bien au contraire. L'énergie du Verseau est l'appréciation des différences humaines, où nous prenons conscience de la création collective à laquelle nous participons tous en mettant notre créativité, notre éclat, notre soleil, notre différence, notre unicité au service de quelque chose de plus grand, d'un accomplissement collectif. le collectif prime sur notre reconnaissance personnelle (lion). La déconnexion nous conduit à l'exil et au détachement vers une approche plus consciente de notre intériorité puisqu'elle nous fait justement nous détacher de l'extérieur et prendre conscience du réseau dans lequel nous sommes immergés et qui nous dépasse. Cette énergie du Verseau nous parle de notre participation à une nouvelle réalité car chaque fois que nous effectuons un changement de conscience, nous voyons une nouvelle réalité. En Verseau, nous ne parlons pas de processus progressifs mais de sauts, quelque chose éclate, se produit, se révèle et change complètement l'étape précédente dans laquelle nous nous trouvions. Il n'y a pas d'évolution mais un changement. Mais même s’il s’agit d’un saut, la base, le thème sous-jacent est le même, seule la vision change. Une vision qui vient d'un nouveau savoir et une libération qui s'opère à travers ce nouveau savoir qui apporte une nouvelle conscience

L'énergie du Verseau est gouvernée non seulement par Uranus mais aussi par Saturne, son dirigeant traditionnel (Uranus étant le dirigeant moderne). Et bien que l'aspect entre le soleil et Uranus nous montre une fluidité, celui du soleil avec Saturne (un demi-carré) révèle une certaine tension, la nécessité d'intégrer une structure dans ce changement, la nécessité de contenir, de fixer des limites, de concentrer l'énergie. pour lui donner une forme. Saturne était en conjonction partile avec Vénus en Poissons, elle parle donc de ce que nous voulons générer, attirer dans nos vies. Vénus en Poissons est en connexion avec un monde infini de possibilités. Rêver, souhaiter, imaginer est l’étape préalable à toute création. Ce que je souhaite répond à mes goûts, à mes valeurs, valeurs qui sont justement en profondes mutations, attisées par la présence d'Uranus en Taureau. Vénus en Poissons parle d'une énergie féminine très active, ouverte à la sensibilité, à la vulnérabilité, à l'amour, à la foi et à la confiance. Et le dialogue entre le Verseau et les Poissons est le passage d'une énergie mentale de l'air à une énergie émotionnelle de l'eau. Le nœud nord est déjà en Poissons ou sur le point d'y entrer selon que l'on utilise le nœud moyen ou vrai nord, la nécessité justement d'aller vers ces eaux, de redécouvrir quelque chose de très profond d'où ces changements peuvent être soutenus. Ce changement d'axe nodal est très important puisqu'il nous parle d'une nouvelle finalité collective, on passe de l'énergie du Bélier à celle des Poissons, de l'individuel au collectif, du feu à l'eau. Les Poissons nous relient à ce cycle infini de l'eau qui part et se réabsorbe au même endroit, sachant que la fin implique un début. Le Bélier serait cette goutte et les Poissons serait la mer. Une infinité de gouttes qui s'évaporent d'un lieu pour y retourner et être réabsorbées. Notre identité baigne dans quelque chose qui nous dépasse, dans une intrigue, dans une histoire collective qui dépasse nos histoires individuelles même si elles les constituent. Aller au Nœud Nord en Poissons, c'est comme revenir à l'origine, à la source, à ces images collectives qui nous montrent l'union qui sous-tend entre nous au-delà de ce que nous faisons, pensons ou disons. Aller vers les Poissons, c'est se connecter à la sensibilité, à la vulnérabilité, aux émotions, au psychisme, à l'âme, à l'amour, le service comme source de connexion. C'est un dialogue un peu désagréable entre Verseau et Poissons puisque le Verseau nous place face à la différence, notre unicité mise au service d'un travail collectif tandis que le Poissons nous parle de « Je suis toi, tu es moi » car il regarde du côté de l'eau et non de l'air et de l'esprit du Verseau. Lorsque nous sommes gouvernés par des idées, par l'esprit, par des idéaux, la différence qui surgit entre les gens nous fait oublier que ce qui nous unit dépasse notre esprit. Mais lorsque nous restons attachés à un état de non-séparation des autres, nous ne pouvons pas développer notre propre lumière unique. Il y a un appel à intégrer ces 2 énergies. Si nous oublions cette structure commune, la différence crée des écarts entre les personnes et en même temps le réseau de lumières que nous formons ensemble ne peut briller que lorsqu'il est défini et prend forme individuellement. Le soleil et l'énergie du Verseau sont 2 énergies apparemment antagonistes, le soleil répond à l'énergie léonine, c'est-à-dire à l'énergie polaire du Verseau, cette dichotomie entre l'éclairage et ma lumière n'est pas appréciée parmi tant de lumières et on n'apprécie que la réseau de lumières. Ainsi la présence du soleil en Verseau nous rappelle notre identité au sein du collectif et la présence de Pluton (énergie du Scorpion) nous invite à regarder les ombres de celle-ci justement, de notre place dans le collectif, de notre capacité à nous transformer et à nous régénérer. nous-mêmes, de changer dans un monde en constante évolution, évolution accélérée par l'intensification de l'énergie du Verseau, une énergie rapide et aérienne. Nous ne sommes pas une identité. Nous développons des identités basées sur différents moments de notre vie. Rester attaché à une identité, c’est rester attaché à un ego. Le soleil ne brille qu'à cause des explosions constantes qui ont lieu, il y a un mouvement interne constant. Nous sommes « un potentiel » qui se déploie tout au long du voyage de la vie. Chacun a une carte différente et cette carte s’active collectivement mais avec des répercussions différentes et personnelles. Si Pluton nous parle de mort et de transformation et de l'énergie du Verseau de changements collectifs, de vision, d'éveil et de progrès, nous pouvons sentir comme ce soleil exploser, quelque chose s'active en nous, nous obligeant à nous transformer. La conjonction partielle du Soleil avec Pluton aura lieu le 21 janvier et nous raconte cette transformation de notre identité, cette constante redéfinition de nous-mêmes.

« poussière tu es et poussière tu reviendras », une citation de la genèse qui se confond avec la phrase de C. Sagan « nous sommes poussière d'étoiles »… le ciel nous relie à cette énergie d'aquarium, le réseau d'étoiles qui l'éclaire, le petit qui nous sont dans ce vaste espace, et l'importance de la lumière que chaque étoile émane pour former cet espace

Je vous laisse un poème d'Elizabeth Bishop qui a un ton triste car il parle de perte mais qui montre en même temps le lien qui reste derrière ce détachement.

L’art de perdre est facilement maîtrisé ;
tant de choses semblent déterminées à s'égarer
que sa perte n'est pas un désastre.

Perdez quelque chose chaque jour. Accepte l'angoisse
des clés perdues, des heures perdues en vain.
L’art de perdre est facilement maîtrisé.

Entraînez-vous ensuite à perdre davantage, à perdre plus vite :
lieux et noms, les lieux vers lesquels vous envisagez de voyager.
Aucune de ces pertes ne provoquera un désastre.

J'ai perdu la montre de ma mère. Et regarde, c'est parti
la dernière ou avant-dernière de mes trois maisons bien-aimées.
L’art de perdre est facilement maîtrisé.

J'ai perdu deux villes, deux belles villes. Et même plus :
il avait quelques royaumes, deux fleuves, un continent.
Ils me manquent, mais ce n’était pas un désastre.

Même en te perdant (la voix qui plaisante, le geste
que j'aime) je n'aurai pas menti. C'est sans doute
que l'art de perdre se maîtrise facilement,
même si cela semble (écrivez-le !) un désastre.

Commentaires fermés sur La entrada del sol en acuario, 19 de enero 2024. “Polvo eres y al polvo retornaras”
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